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Analyse et conjoncture économique de la Corse

Crédit bancaire en Corse an avril 2010 : le flot ne tarit pas


Le flux de crédit bancaire reste vigoureux, notamment pour l’immobilier et l’investissement des entreprises.



Crédit bancaire en Corse an avril 2010 : le flot ne tarit pas
Le crédit bancaire en Corse continue d’enchaîner les bons mois. En avril 2010 le flux total de crédit reste en nette progression, avec +9,6 % sur un an, soit la plus forte progression depuis août dernier. A noter que la progression du crédit hors découverte bancaire est largement supérieure à celle observée au plan national (+9,8 % sur un an en Corse contre +0,3 %).

Tous les principaux crédits à l’économie sont sur une tendance positive. En premier lieu, le crédit immobilier qui est désormais installé sur un rythme assez stable, l’encours progressant de 0,9 % chaque mois en moyenne. Ramené sur un an, la variation revient à +11 % en avril 2010, niveau que la Corse n’avait pas connu depuis mi-2009.

Crédit bancaire en Corse an avril 2010 : le flot ne tarit pas
On observe aussi une nette reprise du crédit investissement et des crédits de trésorerie en Corse. Le premier point est particulièrement intéressant car il montre que les entreprises corses ont maintenu un niveau élevé d’investissement, ce crédit ayant conservé tout au long de 2009 et depuis début 2010 un rythme de progression assez stable (cf. graphique).

L’encours de crédits en Corse atteint en avril 2010 2,322 milliards € pour le crédit immobilier, 1.031 milliards € pour le crédit investissement (au dessus du milliard depuis mars) et 471 millions pour le crédit de trésorerie.

Comme pour 2009, le flux de crédit est une force de soutien importante pour l’économie corse. La demande de crédit immobilier permet de renforcer l’idée selon laquelle l’activité dans la construction de logements repartira à court terme après être restée déprimée pendant deux ans. De plus, les entreprises corses ont maintenu leurs investissements au cours de la crise, ce qui en a limité les impacts négatifs (PIB = consommation + investissement + solde du commerce extérieur).

Nous ferons d’ici à la fin de la semaine un bilan pour le premier semestre 2010, mais la tonalité générale reste l’idée d’une reprise économique en Corse qui s’est affirmée au cours du semestre et qui se renforcera cours 2010 (sauf très mauvaise saison touristique). Il n’en reste pas moins que l’activité ne retrouve pas son dynamisme d’avant cirse, avec des conséquences importantes pour le marché du travail dans l’île.

Guillaume Guidoni
Lundi 28 Juin 2010


Economie française

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