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Analyse et conjoncture économique de la Corse

Consommation en Corse au premier trimestre 2011 : stable et basse


Les ventes au détail dans la grande distribution en Corse progressent faiblement, confirmant la langueur de la fin 2010.



Consommation en Corse au premier trimestre 2011 : stable et basse
Les ventes au détail dans la grande distribution en Corse progressent modérément au premier trimestre 2011. Entre janvier et mars, le total progresse d’un petit 1,3 %. Ceci confirme le ralentissement de la fin 2010 et est la plus faible progression depuis fin 2009. Par rapport au rythme de hausse d’avant crise, on est très en dessous. Rajoutons qu’il s’agit ici de chiffres non corrigés de l’inflation (car il n’existe pas d’indice régional des prix). En volume (ce qui compte pour la croissance économique) on est probablement proche de zéro.

Ces données sont tout à fait compatibles avec notre scénario central pour la Corse. Il y a une reprise économique en Corse mais elle est poussive. On peut avoir des bons résultats ponctuellement (comme pour les créations d’emploi sur le premier semestre) mais les fondamentaux restent dégradés.

Compte tenu de la faiblesse des créations d’emploi fin 2010 et d’un chômage toujours en progression, il est peu vraisemblable que la consommation des ménages accélère. Un mauvais point pour la croissance. Reste à savoir comme se comportera la consommation touristique.

* Remarques :

Nous tenons ici à remercier les responsables de la collecte des données sur l’activité dans la grande distribution de nous permettre de reprendre ces données sur les ventes au détail et le nombre de passage en caisse effectué dans ce secteur en Corse. Il s’agit ici d’une percée majeure dans le suivi conjoncturel de l’économie corse (rien de quantitatif sur la consommation jusqu’alors).

Cette source couvre un peu plus de 80 % de l’ensemble de l’activité des grandes et moyennes surfaces de l’île. L’ensemble de la consommation au détail n’est pas couverte (commerce hors GMS). Bien évidemment la consommation de services (téléphonie, santé, logement) n’est pas couverte non plus.

Toutefois, compte tenu de l’importance des GMS dans les ventes au détail des ménages au niveau national (un peu plus du tiers du total), il n’est pas absurde de considérer que l’évolution des ventes via ce canal de distribution donne le ton de la consommation des ménages corses (comme c’est le cas au niveau national). Cet élément serait à compléter avec des données issues de magasins ainsi que des stations services pour arriver à une vision complète des ventes au détail.

Guillaume Guidoni
Vendredi 15 Avril 2011


Economie française

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