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Analyse et conjoncture économique de la Corse

Compléments à l'entretien dans Corse-Matin


Quelques précisions en lien avec l'interview dans Corse-Matin du 14 juillet.



Vous pouvez retrouver sur le site de Corse-Matin et dans l'édition papier du 14 juillet, un entretien avec A.C. Chabanon sur le sujet de la SNCM.

En compléments, je me permets d'apporter les éléments suivants :
1/ Sur le coût estimé de la grève, j'ai commis une petite erreur dans l'entretien car le coût peut atteindre probablement jusqu'à 15 à 20M€ de chiffre d'affaire par jour (et non 15 à 20 M€ au total). On voit d'ailleurs qu'on peut vite affoler la calculatrice, car une simple baisse de 1% de l'activité c'est déjà 18 à 20 M€ en moins de chiffre d'affaire. Et que 2 semaines de grève au mois de juillet ça fera nécessaire un pourcentage assez conséquent (sans compter ensuite la diffusion et l'amplification du choc) ;
2/ La perte d'activité de cette année aura nécessairement des répercussions sur 2015. La perte de trésorerie de cet été freinera l'investissement et l'embauche soit par nécessité soit par prudence. Cet effet d'amplification est encore incertain dans son ampleur mais sera présent ;
3/ Concernant les pistes de développement, la réforme fiscale et des économies de fonctionnement doivent permettre de dégager les fonds pour un plan de développement ambitieux. Les fonds de la continuité territoriale ne peuvent pas être réorientés car ils sont dédiés au transport. Le sujet a déjà été évoqué dans Cuntrastu, ainsi que régulièrement sur corse-economie. Il s'agit de créer les fondations pour un plan de R&D et innovation ;
3/ Sur la dernière question, 2 thèmes ont été mixés (DSP & réforme administrative et fiscale). Ce qui paraît important est du côté du transport maritime que la CTC soit partie prenante (car elle est l'autorité organisatrice et que la Corse est quand même la première concernée) du processus de résolution de la crise de la SNCM. Et qu'elle impose aussi ses choix.
Sur le plan institutionnel, elle doit aussi avancer rapidement sur la réforme administrative et la réforme fiscale. Les discussions sur le plan constitutionnel vont durer et seront difficiles, cela paraît évident aujourd'hui. On ne peut pas rester sans rien changer pendant encore des années. Or, avec les réformes territoriales en cours il y a des fenêtres de tir pour essayer d'améliorer, d'une part, notre organisation locale pour plus d'efficacité et, d'autre part, nos finances pour sortir gagner en marges de manœuvre et capacité d'action à terme.

Guillaume Guidoni
Lundi 14 Juillet 2014


Economie française

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