Connectez-vous S'inscrire
Corse-Economie
Inscription à la newsletter
Analyse et conjoncture économique de la Corse

1,2 millions d'heures supplémentaire en Corse entre juillet et septembre




1,2 millions d'heures supplémentaire en Corse entre juillet et septembre
Les entreprises corses sont demandeuses d’heures supplémentaires

Il s’avère qu’au 3e trimestre 2009, la Corse a généré 1,2 millions d’heures supplémentaires. Pour l’ensemble des heures supplémentaires (au-delà de 35 h) et complémentaires (effectuées par les salariés à temps partiel jusqu’à 35h). On notera ci-après sup+comp. Ceci a représenté une somme de 3,4 millions d’euros pour les salariés. Sur la période janvier à septembre 2009, les heures sup+comp ont apporté aux salariés 8,5 millions d’euros, soit une portion minime de la rémunération totale des salariés (0,7 % de la masse salariale sur le premier semestre). Toutefois, il faut garder en tête que tous les salariés ne sont pas concernés. Il existe vraisemblablement une disparité entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas accès aux heures sup. Malheureusement, les données sur la part des salariés ayant accès aux heures complémentaires ou supplémentaires ne sont pas disponibles.

1,2 millions d'heures supplémentaire en Corse entre juillet et septembre
Les heures supplémentaires sont aussi bien présentes dans les petites entreprises

Près de 40 % des entreprises corses ayant recours aux dispositions relatives aux heures sup+comp, soit un niveau identique à la moyenne nationale. Toutefois, pour les entreprises, l’importance dans la rémunération totale reste inférieure, avec autour de 2 ½ % de la rémunération des salariés contre un peu plus de 3 % au niveau nationale. Ceci est dû au fait que les entreprises corses accordent globalement moins d’heures sup+comp par salarié que leurs homologues continentales.

Hormis les services aux entreprises, tous les principaux secteurs (cf. tableau ci-dessus) sont très demandeurs d’heures sup+comp. En revanche, le nombre d’heures par salarié est très variable suivant les secteurs. Ainsi, au 2e trimestre de cette année, le secteur du tourisme se distinguait avec plus de 32 heures supplémentaires par salarié dans les entreprises y ayant recours (en moyenne dans une entreprise ayant recours aux heures sup, ces dernières étaient de 32 h par salarié) contre 10 h pour les services aux entreprises.

Les petites entreprises ont un comportement très différents des autres

Le comportement des entreprises de moins de 10 salariés est très différent des autres. En effet, premièrement, les entreprises de petite taille font moins appel aux heures sup+comp, avec (données du 2e trimestre 2009) seulement un tiers déclarant une exonération. En revanche, pour les plus de 10 salariés, ce sont les deux tiers. A contrario, les petites structures accordent jusqu’à 27 heures supplémentaires par salarié, contre 19 pour les entreprises de tailles plus grandes. On remarque donc que plus une entreprise est petite en taille, plus elle aura du mal à recourir aux heures sup. Mais une fois qu’elle met le pied dans le dispositif, elle en accordera plus à ses salariés. Une sorte de quitte ou double : soit un salarié à 0 heure supplémentaire, soit il en a beaucoup.


1,2 millions d'heures supplémentaire en Corse entre juillet et septembre
Une hausse toujours conséquente des heures supplémentaires en Corse

Contrairement au comportement observé au niveau national, où le nombre d’heures supplémentaires et les rémunérations salariales afférentes sont en net recul au 3e trimestre de 2009, la Corse reste sur un rythme de progression appréciable (cf. graphique ci-contre). Il y a bien un ralentissement (+44 % fin 2008 pour la rémunération contre +14 % au T3 2009) mais il est plus de l’ordre de la normalisation que du décrochage.

Ce dynamisme en Corse est un nouveau révélateur de la bonne résistance économique de l’île en 2009. Il est un des rares bons signaux envoyés par le marché du travail. En effet, normalement une entreprise commence par faire des heures sup, puis embauche en intérim (faible en Corse) avant de recourir à des CDD et enfin à des CDI. Le fait que la première phase soit aussi bien orientée est positif. A vérifier au cours des prochains trimestres.

Guillaume Guidoni
Mardi 8 Décembre 2009


Economie française

Recommandations

Articles les plus lus


Economie mondiale

corse-economie.eu on Facebook