Ce résultat nous surprend, car la baisse est forte. Nous attendions plutôt une stabilisation. Deux explications peuvent être apportées. Premièrement, le taux de chômage est un ratio entre le nombre de chômeurs et la population active. Si le dénominateur progresse plus vite que le numérateur, notamment grâce à des créations d’emploi plus soutenues, on peut avoir un taux de chômage qui baisse alors que le nombre de chômeurs est lui en hausse.
Deuxièmement, les révisions sont parfois importantes. Ainsi, le taux de chômage a longtemps été estimé trop bas sur 2009. Les derniers résultats ont finalement montré que la hausse avait été plus rapide que ne le laissaient entendre les premières estimations. Donc, le résultat du T2 2010 est à confirmer.
Ce résultat est positif. Il est toutefois à nuancer par le fait qu’il ne s’explique pas par une baisse du nombre de chômeurs mais plutôt par une hausse plus rapide de la population active ayant un travail. Il faut faire attention à une telle déconnexion. Si elle s’avère durable, ceci aurait pour conséquence de créer un marché du travail à deux vitesses, avec une forte hausse du chômage de longue durée.