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Analyse et conjoncture économique de la Corse

Le crédit reste abondant, les découverts explosent




Le crédit reste abondant, les découverts explosent
Le flux de crédits est nettement plus dynamique en Corse qu’au niveau national

Les données du mois d’août sont venues confirmer que la Corse n’a pas été privée d’accès aux crédits malgré la crise. Au total, l’encours de crédits bancaires sous toutes ses formes continue de croître sur un rythme soutenu, avec +9,7 % sur un an (3,7 milliards d’euros de crédits), contre 9,4 % au mois de juillet. Depuis mi-2008, le flux de crédit ne s’est que faiblement ralentit.

Le principal poste de crédit, à savoir le crédit immobilier, a accompagné la crise immobilière, passant de +14,6 % sur un an en juin 2008 à +9,7 % en août 2009. Toutefois, à l’instar de ce qui se passe sur les transactions immobilières, le ralentissement est bien moins marqué qu’au plan national cf. graphique). Notons cependant, que ceci ne profite pas à la construction neuve.

Les autres grands postes (crédits investissements et les crédits de trésorerie) sont aussi sur des rythmes de hausses bien plus solide. Notamment, alors que les crédits trésorerie progressent de 4,5 % en Corse, ils sont en baisse au niveau national (-4,1 %).

Le crédit reste abondant, les découverts explosent
Les découverts continuent de s’élargir

Un autre élément qui vient soutenir le flux de crédits dans l’économie corse est plus inquiétant, car il est le résultat de difficultés financières : les découverts. Ceux-ci progressent de 27,8 % sur un an en août, hausse la plus importante depuis mi-2008. Cette situation est en décalage avec la moyenne nationale (cf. graphique). Cette spécificité corse n’est clairement pas un bon signe.

Le crédit reste abondant, les découverts explosent
Les dépôts bancaires n’ont pas été gonflés par l’été

Enfin, du côté des dépôts, l’été ne s’est pas accompagné d’un rebond. Les sommes déposées ne progressent plus que de 2,4 % sur un an, à 5,46 milliards d’euros (2,37 sur les comptes courants ; 1,39 sur les livrets A). Ce manque de dynamisme ne doit pas être sur-interprété car l’on ne dispose ici que d’une partie des placements financiers des ménages et entreprises. Mais, il s’agit encore ici d’un élément allant dans le sens d’une économie qui n’arrive pas a retrouver sa croissance d’avant crise.

Guillaume Guidoni
Mercredi 4 Novembre 2009


Economie française

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