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Analyse et conjoncture économique de la Corse

Le crédit résiste en Corse..... pour l'instant




Selon la Banque de France, l’encours des crédits immobiliers a progressé de 14,2 % sur un an en septembre 2008 en Corse, à 1 990 millions d’euro. En juin dernier, la progression sur un an était de 14,6 % (juillet : +14,4 % ; août : 14.1 %). D’un mois sur l’autre, la hausse des crédits logements est de 1,2 %. En août, les crédits logements avaient enregistré leur plus faible hausse depuis juin 2007, avec seulement +0,6 %.

Du côté des crédits équipements, la progression est encore bonne en septembre, avec +10,1 % sur un an (+10 % en août), à 883 millions d’euro. Toutefois, l’encours a stagné entre juillet et septembre. Il s’agit d’une situation inédite puisque la hausse mensuelle était en moyenne de 0,8 % par mois entre juin 2007 et juin 2008.

Enfin, pour les crédits de trésorerie (un mélange des crédits de ce type aux ménages et aux entreprises), le rythme de hausse s’est accéléré par rapport à août (+4,2 % en septembre ; +2,1 %). Mais là encore, sur les 2 derniers mois, l’encours est stagnant (446 millions en juillet contre 440 en septembre).

Donc, est-ce que le pessimisme que j’exprimais le mois dernier était justifié ? Je disais alors : « Dans le contexte actuel, la tendance au ralentissement pourra difficilement s’inverser dans les mois qui viennent. Ainsi, un ajustement sur le crédit semble se mettre en place en Corse et la brutalité de cette correction est incertaine. Par conséquent, il faudra suivre l’évolution du crédit de près pour apprécier les risques pesant sur l’économie corse. »

Je maintiens ce commentaire malgré le léger rebond du crédit en septembre. Si l’on regarde juste les évolutions sur les tous derniers mois, on s’aperçoit que la tendance est plus à la stagnation, mis à part pour le logement. Les niveaux actuels de hausse sur un an me paraissent insoutenables à court terme. Par conséquent, la tendance sera à la baisse.

Toutefois, ce que l’on peut ajouter, c’est qu’on n’observe pas à en septembre de gel dans la distribution de crédits. Mais, la crise financière, qui impacte les banques : perte en capital qui entraîne un rétrécissement des capacités de prêts + recherche de la liquidité qui poussent les banques à conserver un maximum de cash dans leur bilan (donc moins de fonds disponibles pour les prêts) + perte de confiance et frilosité (aversion pour le risque) qui se traduit par un durcissement dans les conditions auxquelles les prêts sont accordés. Donc, quand je parlais de brutalité incertaine de la correction, on reste dans cette incertitude. Il faut donc continuer à suivre de près cet indicateur. Malheureusement, on ne dispose pas de données sur les nouveaux prêts, ce qui serait utile pour affiner l’analyse.

Guillaume Guidoni
Vendredi 21 Novembre 2008


Economie française

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