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Analyse et conjoncture économique de la Corse

Crise y es-tu ?




En écoutant les interventions sur Alta Frequenza du Préfet provisoire (il est là pour moins de 2 ans, c'est donc du provisoire non ?) et du Directeur de l'antenne régionale de la Banque de France, plusieurs interrogations m'assaillent.

Tout d'abord, aucunes données chiffrées dans les deux longues interventions. Certes, la communication ne se satisfait pas d'une logorrhée statistique. Tout de même, si comme le disent les deux intervenants, pour l'instant ça résiste, on peut quand même s'attendre à avoir au moins un chiffre qui le prouve (moi j'en ai).

Ensuite, concernant toujours les statistiques, la Banque de France semble bien informée. D'une part elle dispose de statistiques sur les dépenses de consommation en Corse, si l'on en croît l'interview sur Alta Frequenza, mais aussi sur les impayés (interview France 3). Si l'on rajoute à cela les données sur les recettes de TVA et autres dont dispose le Trésor Public (un temps rendues publiques mais inaccessibles aujourd'hui), je ne peux qu'une nouvelle fois regretter l'absence de volonté de transparence (je ne parle même pas du site de la préfecture de région). Voilà un beau combat pour les élus de l'île, mais si l'on se réfère aux questions et autres motions, il paraît plus urgent de se mobiliser sur la spéculation de Dexia (une motion bien utile, ils doivent trembler de peur chez Dexia...).

Enfin, on remarque aussi que le fond des déclarations se veut rassurant. Pour l'instant tout va bien, il y a quelques inquiétudes, notamment dans la construction mais il ne faut pas s'inquiéter. Soit. Mais, concernant le principal risque aujourd'hui présent en Corse, à savoir une crise immobilière, alimentée à la fois par la fin d'un cycle haussier pour les prix et par un credit crunch (contraction du crédit) possible, dire que le PEI va sauver les entreprises est absurde. Comment des travaux publics vont-ils permettre aux artisans, aux promoteurs et aux agents immobiliers d'affronter une récession immobilière ?

Crise y es-tu ?
Pour apporter ma pierre au débat qui semble agiter Alta Frequenza et autres médias, voici quelques graphiques qui montrent que la dégradation de l'économie corse a déjà commencé et que la crise financière ne fait qu'en accentuer les variations. Toutefois, il ne s'agit pas de céder au "catastrophisme", mais les risques sont bien présents. Il ne faut pas se satisfaire d'un discours lénifiant.

Premièrement, le nombre de chômeurs. Pour le première fois depuis 2005, leur nombre a arrêté de reculer en septembre.

Crise y es-tu ?
Idem pour le chômage de longue durée, la tendance est mauvaise.

Crise y es-tu ?
Les défaillances d'entreprises ont explosé depuis début 2008. Cela touche principalement le secteur de la construction et les commerces. Le mois d'août a cassé la progression continue depuis janvier, mais au vu de la situation actuelle, il paraît peu vraisemblable que ce soit le signe d'une inversion de tendance.

Crise y es-tu ?
Concernant la construction, les mises en chantier corrigent fortement.

Crise y es-tu ?
Et le marché immobilier se dirige vers une contraction au moins dans l'ancien.

A ces éléments peuvent aussi se rajouter les derniers résultats sur le crédit, peu encourageants, ou bien l'indicateur maison sur la confiance des ménages corses.

Guillaume Guidoni
Mardi 4 Novembre 2008


1.Posté par David C. le 05/11/2008 00:45
L’indispensable RUPTURE avec L’EMPIRE FINANCIER
Par Jacques Cheminade le 3 novembre 2008

Tract pour peser sur le sommet international G20 du 15 novembre 08 à Washington

« Pourvu que nous nous ressaisissions, la grande crise mondiale peut être l’occasion de construire un monde meilleur. Elle peut aussi être ce qui va nous entraîner vers l’abîme.
Nous sommes face à une échéance décisive : la grande réunion monétaire et financière des vingt principaux pays du monde, le 15 novembre. Le défi est ainsi lancé aux responsables politiques, mais nous savons tous qu’ils ne sont pas à la hauteur.
Nous devons donc, nous autres citoyens, monter sur la scène de l’histoire. »

I. Les vérités qu’il faut dire
II. II. Un Nouveau Bretton Woods

« L’avantage des crises est qu’elles changent les règles du jeu. Il dépend de nous que ce ne soit pas pour le pire, mais pour le meilleur. »

Lire l’intégralité du tract : http://solidariteetprogres.org/IMG/pdf/TRACT_2008_11_03_NBW_1_.pdf

David C.
david.cabas.over-blog.fr



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